7 Flashes : Partagé dans le partage

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Résumé du spectacle : Elle, jeune street artist, fait partie d’une bande qui se retrouve dans un atelier abandonné. Un siècle plus tôt, en pleine guerre 14/18, tout l’univers intérieur d’un jeune élève des Beaux-Arts éclate soudain, et sa mémoire se cristallise en fragments lumineux. Paroles, sons, oeuvres projetées traversent le temps, témoins de ces êtres aux prises avec l’art et le fracas du monde.Rémanence… Nous voici traçant des ponts entre les combats.7 flashes pour l’histoire d’un amour.Irrationnel. Mais quel amour ne l’est pas ?

Le texte inclut des extraits de lettres de soldats de la guerre 14/18 : Auguste Ravenel, et les frères Bouchet.

Epiqueourien se prononce : Quel plaisir de tomber sur un spectacle qui parle d’art et de mémoire collective surtout quand il est bien interprété. Le texte est profond, aborde de façon très ludique et artistique le sujet de la guerre. Le lien n’est pas facile à faire quand ils changent de personnage, ce n’est pas explicitement dit et donc on peut se perdre un peu au début. Les comédiens se donnent corps et âmes dans ce spectacle qui cible les classes et j’aurais été content de pouvoir faire une sortie scolaire avec ce spectacle.

Le moment épique : La dynamique de jeu qui apporte un rythme soutenu et les silences pendant le solo de la comédienne (touchant et juste).

Le moment ou rien : Non ! Non ! Non et Non ! Ce spectacle mérite tellement de moyens supplémentaires pour proposer un véritable univers graphique. Les visuels sont pauvres, sans vie, j’aimerais vraiment une interaction entre le comédien et les panneaux. La question du street art pour le coup n’est pas assez mise en valeur visuellement. Pourquoi ne pas mettre en place un vrai travail lié au street art ? Pourquoi ne pas accentuer le numérique et le jouer interactivement pour mettre aussi en valeur les lettres ?

Le moment épicurien :  un excellent site sur le monde du graffiti dans la ville de Berlin. https://berlingraffiti.de/

Pour suivre la compagnie : http://www.compagnie-yole.com/ 

On purge bébé : Un Feydeau endiablé

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ON PURGE BEBE : un Feydeau efficace

Résumé : Une histoire vaudevillesque entre une histoire de pot de chambre, des parents, un enfant, un patron et une bonne. Que demander de mieux ? Ah oui, on doit purger bébé !

Epiqueourien se prononce : Avec Feydeau, on est jamais surpris. On sait qu’on va rire, qu’il va y’avoir des portes qui claquent et un humour bien ciselé jouant sur les mots.

La compagnie Viva propose une adaptation moderne, enlevée et surtout rythmée. Les comédiens sont très bons et les seconds rôles apportent la touche croustillante à la pièce. Le rôle principal féminin emmené par Pauline Bolcatto est tout simplement excellent. Entre une Muriel Robin des temps modernes (avant son burn-out bien sur) et une touche d’Arletty, elle propose une palette de jeu drôle et grinçante. Attention au mari qui en fait un peu trop par moment mais reste quand même très bon. Le patron et la bonne sont complémentaires et savent trouver l’attitude pour faire rire le public. L’enfant est joué par quelqu’un d’un peu plus âgé que 7 ans mais ça en fait son charme avec sa marinière Jean-Paul Gaultier et ses babillages intempestifs. Un décor simple et efficace pour allier modernité avec les costumes.

Le moment épique : Le quiproquo sur les hébrides est à mourir de rire.

Le moment ou rien : L’instant des pots de chambres qu’on fait tomber par terre est longuet.

Le  moment épicurien : Pour briller en société, il est indispensable de savoir où se situent les Hébrides.

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Toujours en société, comprendre et placer Philippe Katerine dans une conversation.

Le Lien de la Compagnie qui au passage propose un visuel moderne des affiches de ses spectacles  : http://www.compagnie-viva.fr/