Théâtre de Marcus Borja : une révolution sonore

Résumé du spectacle : Vous êtes dans le noir complet. Même les vertes issues de secours ont disparu. Vous ne voyez pas vos mains. Vous entendez autour de vous, très près ou très loin, des souffles, des murmures, des cris, des rires, des arias et des chansons, des chœurs, beaucoup de langues, des lambeaux de textes, connus ou pas, une matière poétique et vocale qui vous entoure et vous encercle : vous devenez entièrement écoute, tension sonore. 50 acteurs, 34 langues, 5 continents, et une infinité de possibles, pour faire l’étrange et formidable expérience d’une façon d’être avec les autres.

Epiqueourien se prononce : Quand on sort d’un spectacle bouleversé au point de ne pas pouvoir parler, c’est qu’en fait on a vu un chef d’oeuvre. Cette oeuvre immersive prône la diversité, le vivre ensemble et le ressenti.

Le processus pour rentrer dans ce spectacle est de tout simplement se laisser guider et écouter. Entendre, est le maître mot pour vivre cette expérience en ne peut plus incroyable. Chaque son est important, chaque chant est vivant, chaque mouvement est déconcertant.

Ne pas voir est une perte de repère, l’iris cherche perpétuellement une source de lumière. Cependant, au final quand ma montre s’habitue à la noirceur, les aiguilles sont fluorescentes. J’ai passé tout le spectacle la main sur ma montre car je ne voulais voir aucune lumière.

C’est beau d’éprouver des émotions aussi vives…

Il y a un véritable travail de la voix, de l’espace et surtout de l’écoute. Ressentir son partenaire de jeu mais aussi les personnes qui forment ce cercle d’attention. Attentif, c’est le mot qui définit cette communion. Il y a un coté confession car on se surprend à aimer, à avoir peur, à pleurer, à penser et surtout ressentir.

Le moment épique : Le spectacle dans sa globalité, les chœurs, les échos, les mouvements aériens, les solos. Théâtre représente ce qu’il y a de mieux en matière d’art contemporain, réussir à créer une cohésion de groupe avec 35 comédiens est une prouesse en matière artistique.

Le moment ou rien : Le manque de visibilité, ce spectacle mérite une plus grande exposition et une plus importante communication. Le temps trop court de la pièce.

Le moment épicurien : Tout ! Aller voir ce spectacle ! Point Barre !

Comme j’étais au niveau de la Cité Universitaire, une bonne adresse pour aller se sustenter : http://www.bistrotmontsouris.fr/

C’est une adresse originale nichée aux portes du parc Montsouris. Le service est à l’ancienne, à la bonne franquette. Le côté Breton est hyper rafraîchissant et les mets délicieux.

Pour en savoir plus :  http://www.theatredelacite.com/media/tci/151659-dp-theatre_marcus-borja-1.pdf

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